Port des Barques

Port des Barques

jeudi 11 juin 2015

Un poème par jour: Michel Dugué

       
        Ainsi consentons-nous à la parole du vent; à cette
        lumière fragile que hisse notre langage. Et qui s'in-
        quiète de tant de vide comme le soleil surpris de
        n'éclairer qu'un gouffre. O terres que ne venez-vous
        pas, et l'océan avec vous? Nous savons que ces eaux-
        là se fomentent sur le sable, que même l'absence est
        créatrice. Et les herbes. Notre silence.

        Par ces mots de lisière se gagne la présence. La source
        fraîche dans les mûriers après le dernier campement.

        in Le salut à l'hôte, éditions Folle Avoine 1989

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